"Je lui révélai ma première viste au Cimetière des Livres Oubliés et la nuit passée à lire L'Ombre du vent. Je lui parlai de ma rencontre avec l'homme sans visage et de cette lettre signée Penélope Aldaya que je portais toujours sur moi sans savoir pourquoi. Je lui racontai comment je n'avais jamais réussi à embrasser Clara Barceló ni aucune autre, comment mes mains avaient tremblé en sentant le frôlement des lèvres de Nuria Monfort sur ma peau quelques heures plus tôt. Je lui dis comment, jusqu'à ce moment-là, je n'avais pas compris que cette histoire était une histoire de gens seuls, d'absences et de disparations, et comment, pour cette raison, je m'étais réfugié en elle au point de la confondre avec ma propre vie, comme quelqu'un qui s'échappe d'une page d'un roman parce que ceux qu'il a besoin d'aimeer sont seulement des ombres qui vivent dans l'âme d'un étranger."

ombreduvent

En 1945, Daniel est conduit par son père, libraire à Barcelone, dans un lieu étrange "le Cimetière des Livres Oubliés". Daniel choisit un livre, "LOmbre du Vent", écrit par un dénommé Julian Carax. Bouleversé par ce roman, Daniel va chercher à savoir qui est Julian Carax. Il se retrouve alors embarqué dans une histoire passionnante d'aventures et de secrets.

Intrigue puzzle, où on découvre chaque pièce au fil du roman, où on essaie de les emboîter, où on revient en arrière et on avance encore.

Une immersion dans La Barcelone d'après-guerre, marquée par son histoire et ses zones d'ombres.

J'ai beaucoup aimé cette histoire de vie, d'amour, de haine et de vengeance, même si je l'ai trouvée un peu longue sur la fin.